Thon rouge : dernières nouvelles _Greenpeace et Sea Shepherd

Publié le par Isabella-Vegan-♥

thon rouge découpéThon rouge :

1_Après une première bataille navale, l'affrontement judiciaire entre Les pécheurs et Greenpeace

2_Le Sea Shepherd et le thon rouge.

Un bateau de Greenpeace pris en tenaille entre un thonier et une annexe, vendredi 4 juin 2010, au large de Malte.
AFP/PAUL HILTON
***Un bateau de Greenpeace pris en tenaille entre un thonier et une annexe, vendredi 4 juin 2010, au large de Malte
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Greenpeace http://www.greenpeace.fr/thon-rouge/

et le Comité national des pêches ont tous deux l'intention de saisir la justice après l'incident qui a eu lieu au large de Malte, vendredi 4 juin, entre un thonier-senneur –navire de pêche industrielle au thon rouge – et les embarcations de l'organisation écologiste. Un militant de Greenpeace, Frank Hewetson, 45 ans, a été blessé à la jambe dans l'affrontement, dont les deux parties livrent des versions radicalement opposées.

Des militants de Greenpeace, le 4 juin.

"C'est une agression, Greenpeace était animée de la volonté d'en découdre, affirme Hubert Carré, directeur du Comité national des pêches et des élevages marins (CNPEM). Les militants portaient des combinaisons et des casques. Leurs Zodiac sont allés à l'assaut des thoniers." Selon lui, le militant écologiste a été blessé par une "gaffe" utilisée pour éloigner les Zodiac. Deux d'entre eux ont coulé. "C'est un risque quand ils vont au choc avec des navires", affirme le représentant des pêcheurs.

 

***Pour Greenpeace au contraire, l'opération était "pacifique", même si les militants s'étaient "équipés et préparés à l'affrontement" car "on s'attendait à ce type d'intervention", relate Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France. L'objectif des écologistes était de "libérer les thons rouges" en abaissant la senne (le filet qui encercle les poissons). Tous les militants étaient protégés par les panneaux en bois placés dans les Zodiac, sauf M. Hewetson, qui se trouvait avec des cameramen et des photographes. Il a été blessé par un "crochet" utilisé par les pêcheurs pour "démolir les Zodiac" et restera hospitalisé à Malte jusqu'à mercredi, selon M. Husting.

"Les pêcheurs ont lancé un crochet sur notre Zodiac, a raconté M. Hewetson à l'AFP. Lorsqu'ils ont tiré sur la corde pour rapprocher notre pneumatique de leur bateau, le crochet s'est planté dans ma jambe gauche, entre l'os et le muscle. C'était terriblement douloureux."

 

***Sur le fond, les pêcheurs reprochent aux écologistes de "se tromper de cible", car le navire en cause, le Jean-Marie-Christian-VI, qui appartient à l'armateur Jean-Marie Avallone, opère légalement, sous la surveillance d'un observateur présent à bord. Les pêcheurs ont reçu le soutien du ministère de l'agriculture et de la pêche, qui estime qu'il faut "laisser la pêche au thon se dérouler dans un cadre légal".

Greenpeace soutient que cette pêche est "illégitime", car le stock de thon rouge de Méditerranée est "au bord de l'épuisement".

 

Il reste moins de 15 % du stock originel de ce grand poisson à forte valeur commerciale, dont 80 % sont exportés au Japon.

 

Mais les écologistes ont échoué à en faire interdire le commerce international.

 

 La proposition, portée par l'Union européenne et Monaco, a été sévèrement battue lors de la dernière assemblée générale de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction (Cites), en mars à Doha (Qatar), sous l'impulsion du Japon.

 

Ce sont donc les quotas négociés au sein de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (ICAAT) en novembre 2009 qui s'appliquent, soit 13500 tonnes en Méditerranée pour la saison 2010.

 

Selon les scientifiques, le thon rouge de Méditerranée peut survivre, si ces quotas sont scrupuleusement respectés, ce qui n'a pas été le cas par le passé.

Greenpeace entend poursuivre sa campagne.

Elle est rejointe par une organisation concurrente, SeaShepherd, qui lance, lundi, sa propre traque à bord du navire Steve-Irwin. Son capitaine, Paul Watson, ciblera uniquement la pêche illégale, affirme l'association.

 
Gaëlle Dupont
 
POSITION DE LA FRANCE:
 

Pour le thon rouge, la France doit se calquer sur la position de l'Italie, qui a imposé un moratoire à ses bateaux de pêche industrielle et les indemnisera pour qu'ils restent à quai.

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Greenpeace demande un moratoire immédiat sur la pêche au thon rouge et la création de réserves marines, notamment sur la zone des Baléares où cette espèce se reproduit.

 

Ainsi, le stock pourra se reconstituer et l'espèce pourra survivre. C'est la dernière chance pour le thon rouge

En mer Méditerranée, Greenpeace est aussi sur le pont

Greenpeace est également mobilisée en mer, pour s'interposer dans toute opération de pêche rencontrée.

 

Greenpeace mène campagne pour la défense du thon rouge depuis une dizaine d'années. Depuis cinq ans, l'organisation met en œuvre son expertise et son savoir-faire pour surveiller les pratiques de pêche en Méditerranée et être en capacité d'intervenir.

 

Plus d'informations : www.greenpeace.fr/thon-rouge.

 

Rappel sur la Pêche du thon rouge .

Le commerce du thon rouge continue, le Japon se délecte:

Très friands de sushis, chirachis (ici en photo) ou autres sashimis, les Japonais consomment 80% des thons rouges péchés dans le monde.

 La conférence de la CITES a refusé de placer le thon rouge sous sa protection, et renvoyé la gestion des ressources aux pêcheurs.

Par une large majorité - 68 voix contre, 20 favorables,et 30 abstentions -

les Etats parties à la Convention internationale sur le commerce des espèces sauvages menacées (CITES) ont rejeté le 18 mars à Doha la proposition de ***Monaco d'inscrire le thon rouge à son Annexe I, afin d'en interdire la surpêche.

 

Les exportations du thon rouge d'Atlantique Est et de Méditerranée, poisson à haute valeur commerciale, peuvent continuer.

La gestion de l'espèce revient donc à la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique et de Méditerranée, réunissant une cinquantaine de pays pêcheurs.

 

L'Iccat, longtemps accusée de laxisme, a réduit les quotas pour 2010 : 13.500 tonnes contre 22.000 tonnes en 2009, dont 2.022 pour la France.

Déléctation au Japon

Au pays du Soleil Levant, la joie et le soulagement prédominent.

 

Grand amateur de l'espèce - 80% des thons rouges péchés dans le monde y sont consommés -

 

l'archipel va pouvoir continuer à déguster makis, sushis et autres sashimis au thon rouge.

 

Le Premier ministre japonais Yukio Hatoyama, s'est réjoui de la décision de la CITES. "C'est bien !", s'est-il félicité, "cela signifie que les importations de thon rouge vont continuer pour l'instant, et je pense que c'est bien que son prix n'augmente pas davantage"..

Ailleurs, le rejet est plus dur à avaler

De nombreux participants à la conférence de la CITES ont accusé le Japon de mener un lobbying effréné, ralliant de nombreux pays en développement.

 * la Tunisie, l'Indonésie, le Venezuela, le Chili, la Corée ou encore le Maroc ont eux aussi fait valoir le rôle prioritaire de l'ICCAT.

Côté ONG, les propos sont sévères. "C'est très décevant et très irresponsable", a lancé irritée Sue Lieberman, directrice des politiques internationales du PEW Environment Group, regrettant que "l'avenir du thon rouge soit renvoyé dans les mains de l'ICCAT".

 

En l'absence de régulation internationale, la gestion des ressources de thon rouge revient aux pêcheurs.

 

***Pour le World Wildlife Fund (WWF), "c'est la défaite de cette espèce emblématique. D'autant que l'ICCAT n'a pas montré sa performance dans le passé" a regretteé Carlos Drews.

 

Côté Etats, les Etats-Unis, qui soutenaient la proposition  monégasque, ont déploré la décision de la CITES, qu'ils qualifient de "revers pour le thon rouge". "Mais nous allons continuer à nous battre pour nous assurer que la pêche est gérée de façon durable pour les générations futures", a affirmé Tom Strickland, chargé de la pêche, des parcs et de la faune au département des Affaires intérieures américain dans un communiqué.

 

L'Union européenne, qui soutenait elle aussi la proposition de Monaco, déplore son rejet, après s'être abstenue pendant le vote.

 

"Nous sommes déçus par la décision de la CITES", ont déclaré les commissaires à l'Environnement Janez Potocnik et à la Pêche Maria Damanaki dans un communiqué commun. "Il y a une réelle menace que le thon rouge soit menacé de disparition", ont-ils ajouté.

 

"L'UE a voté en faveur de sa propre proposition et s'est abstenue sur la proposition de Monaco", a expliqué un expert européen à l'AFP sous couvert de l'anonymat.

 

"Le soutien européen était conditionnel à l'ajout de l'annotation" que l'UE avait souhaité apporter, différant l'entrée en vigueur de la mesure dans l'attente de nouvelles analyses scientifiques", a poursuivi l'expert.

 

La France, qui s'était prononcée début février en faveur de l'interdiction du commerce international du thon rouge, avec un délai de mise en oeuvre de 18 mois, entend proposer à l'UE de "continuer ses efforts" en vue de l'inscription du thon rouge à l'Annexe II de la CITES, qui régule le commerce international des espèces menacées, a indiqué jeudi un communiqué commun des ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture et  de la Pêche.

 

***Le prince Albert de Monaco, qui a fait de la défense de l'environnement l'un des axes de sa politique depuis son intronisation en 2005, a espéré que le débat de la Cites "aura sensibilisé la communauté internationale et les populations sur l'urgence qu'il y a à préserver cette espèce".

 
 
LE SEA SHEPHERD :
 
lancement ce lundi de la campagne de Sea Shepherd contre la pêche illégale

PARIS — L'organisation écologiste Sea Shepherd va lancer lundi sa campagne contre la pêche illégale du thon rouge, l'opération "Blue rage" ("Rage bleue"), a indiqué dimanche à l'AFP sa directrice-France, Lamya Essemlali.

 

Le lancement de cette campagne intervient quelques jours après l'altercation entre des pêcheurs thoniers et Greenpeace, qui a fait un blessé chez les militants de l'ONG.

 

L'action de Greenpeace, qui voulait libérer des thons pris dans des filets, visait des bateaux pêchant légalement parce qu'elle estime, a-t-elle indiqué dimanche, que pêche légale ou illégale, "tout met le stock de poissons en danger".

Le Steve Irwin, le bateau de Sea Shepherd, est arrivé samedi soir à Malte, dans la zone où se trouvent les bateaux de Greenpeace.

 

Paul Watson, le fondateur de Sea Shepherd, et Lamya Essemlali devraient rejoindre le bateau lundi et aussitôt "lancer la campagne" contre la pêche illégale du thon rouge, qui se prolongera jusqu'à la mi-juillet.

 

Le bateau pourrait se rendre dans les eaux libyennes pour "empêcher les braconniers d'agir".

 

L'ONG, qui se se définit comme une "organisation anti-braconnage", estime que les marines française et italienne "ont fait pas mal d'efforts" pour encadrer la pêche légale, avec à bord des thoniers un inspecteur de l'Iccat (Commission internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique).

 

Greenpeace en revanche affirme, dans une lettre ouverte au ministre de l'Agriculture et de la Pêche français Bruno Le Maire, que les organismes internationaux tels que l?Iccat et la Cites, ainsi que l?Union européenne, "ont failli à leur mission".

 

En mars, à Doha, une majorité d'Etats parties à la Convention internationale sur le commerce des espèces sauvages menacées (Cites) avaient rejeté une proposition visant à interdire le commerce international du thon rouge.

 

La lettre au ministre, ouverte à la signature des sympathisants sur le site de l'ONG, lui demande de "rappeler les 17 thoniers senneurs français qui opèrent actuellement en Méditerranée, afin d?empêcher une escalade de violence et de protéger le thon rouge".

 
SITE DU SEA SHEPERD :
 
 
 
 

Publié dans OCEAN PROTECTION

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