Le pesticide DBCP et la culture des bananes

Publié le par Isabella-Vegan-♥

bananes2lVous ne savez pas ce qu'est le DBCP  ???

 

Le 1,2-dibromo-3-chloropropane ou DBCP (nom commercial Nemagon), est un pesticide développé dans les années 1950 par Dow Chemical et Shell Oil principalement, et utilisé sur les bananes en Amérique Centrale, dans les Caraïbes, en Afrique de l'Ouest et aux Philippines à partir des années 1960 et jusque dans les années 1980, bien que banni aux USA en 1979.

 

Il agit en détruisant les nématodes, vers microscopiques qui s'attaquent aux racines du bananier. Les premiers problèmes de santé furent observés en 1977.

 

On estime que 22 000 à 35 000 nicaraguayens sont affectés par des maladies telles que cancer, cécité, infertilité, enfants handicapés, problèmes de peau, maux de tête...

 

Plus à ce sujet cliquez ici sur ce link:http://fr.wikipedia.org/wiki/1,2-dibromo-3-chloropropane

 

 

 

Il continue d'être utilisé par Dole FOOD dans ses plantations du monde entier.

 

 

Vendredi 28 mai sur ARTE à 22h55 :un documentaire est sur ce sujet :)))

 

 

Egalement :http://www.bananasthemovie.com/nemagon

 

 

Dans les bananeraies du Nicaragua, la firme américaine Dole Food a utilisé un pesticide interdit depuis longtemps aux États-Unis. Les ouvriers intentent un procès à la multinationale, le premier du genre.

 

Très vite on a su que le dibromochloropropane (DBCP) était un pesticide très toxique. Mais Dole, principal producteur mondial de fruits et légumes frais, a continué à exposer à ses effets les ouvriers travaillant sur ses exploitations, notamment dans les plantations de bananes du Nicaragua.

 

Aujourd'hui, ceux-ci réclament justice devant un tribunal américain

De graves impacts pour les travailleurs et pour l’environnement:

Si les bananes représentent un aliment très économique chez nous, c’est bien au détriment de la santé et de la vie de ses travailleurs : d’autres en paient le prix! Les multinationales bananières n’hésitent pas à sabrer dans les conditions de travail de façon à réduire les coûts de production au minimum, en dépit du respect des droits des travailleurs et de l’environnement. En effet, d’énormes quantités de pesticides et de fongicides sont pulvérisés chaque année dans les plantations de bananes afin d’empêcher la propagation de maladies; cette proportion augmente en fonction de la taille de la plantation3.

  • Une plantation typique en Amérique centrale utilise 30 kg de pesticides par hectare annuellement, soit dix fois plus que dans l’agriculture intensive des pays industrialisés1.
  • 90 % des pesticides pulvérisés de façon aérienne se perdent dans l’environnement. Les produits chimiques toxiques se retrouvent dans l’écosystème local, c’est-à-dire dans le sol, les sources d’eau, même potable, ainsi que dans la chaîne alimentaire, entraînant ainsi mortalité et difformités dans la faune locale4.
  • Au Costa Rica, grand producteur de bananes, on estime que 90 % des récifs coralliens sont morts à cause du ruissellement des pesticides. Les plantations de bananes ont causé l’érosion, l’épuisement des sols, le déboisement et la destruction d’un bon nombre d’écosystèmes locaux9.

 De graves risques pour la santé des travailleurs

 

L’utilisation de tous ces pesticides a de très graves conséquences sur la santé des travailleurs et de la population locale. Plusieurs d’entre eux souffrent de maladies et symptômes irréversibles dus à l’utilisation de pesticides, comme l’irritation des yeux et des voies respiratoires, des douleurs à l’estomac et aux reins, des cancers de la peau, de l’invalidité, la stérilité et les anomalies congénitales1.

  • Au Costa Rica, le taux d’empoisonnement par pesticides dans les régions bananières est trois fois plus élevé que dans le reste du pays1.
  • Plus de 24 000 anciens ouvriers agricoles de plusieurs pays, en particulier le Costa Rica, ont entamé des poursuites contre les compagnies de bananes Dole, Chiquita ainsi que les compagnies pétrochimiques Dow, Shell et Occidental. Au cœur du litige : le nématicide Nemagon (DBCP), un pesticide utilisé dans les bananeraies qui entraînerait stérilité, malformations à la naissance et problèmes aux reins et au foie. Ce dangereux insecticide continue d’être utilisé dans certaines plantations, même s’il a été banni par l’Agence de protection environnementale américaine en 1977, et que les compagnies sont conscientes de ses graves conséquences sur la santé des travailleurs11

 Des conditions de travail pénibles

 

Toutes les multinationales impliquées dans la production bananière ont fait l’objet de controverses au sujet du traitement des travailleurs dans leurs plantations7. En effet, il est très difficile pour les petits producteurs de bananes et les travailleurs des grandes plantations de gagner leur vie. Ils doivent bien souvent travailler dans des conditions très pénibles à un salaire de misère. En moyenne, à peine 4 % du revenu de la vente des bananes conventionnelles revient aux producteurs et aux pays producteurs : 1 % à 3 % pour les travailleurs des grandes plantations et 7 % à 10 % pour les petites plantations1.

Les conditions de travail dans les plantations violent souvent les droits de la personne :

  • longues journées de travail (entre 12 et 14 heures)
  • temps supplémentaire exigé et non rémunéré
  • salaires insuffisants pour couvrir les besoins familiaux
  • aucune sécurité d’emploi ni protection contre les nombreux et fréquents licenciements
  • contrats de courte durée (souvent de 6 mois ou moins)
  • peu ou absence de conventions collectives
  • violence physique et intimidation envers les chefs syndicaux et les membres
  • pires conditions de travail pour les femmes : plus d’heures de travail, pauses plus brèves, salaire nettement moindre, pas de contrat fixe et fréquentes intimidations sexuelles
  • travail des enfants : répandu en Équateur, par exemple, où les enfants commencent à travailler dans les plantations lorsqu’ils ont 10 ou 11 ans
  • utilisation intensive de produits chimiques ayant un impact sur la santé et l’environnement

Ceci pour information, je vous conseille de regarder le reportage sur ARTE.

 

 

Publié dans SANTE-HEALTH

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